dessin-de-une-petite-alexia-charoud

Dessin d’Alexia Charoud

 À contre-courant de l’inertie et des catégories inflexibles, La Gazelle est un mouvement de confluence entre ceux qui veulent engager leur pensée. Par un oui et un oui répétés, un oui aux espaces de construction, un oui pour se souvenir que la société ne se bâtit pas dans la solitude, La Gazelle donne un socle à l’expression libre, non dégrossi par la censure ou tout, tout compartiment. Il faut décloisonner les espaces : toutes les opinions, toutes les idéologies, toutes les théories, voire toutes les vérités doivent exister ensemble dans une même parution. Confondant les matières pour en débattre et en rire, elles doivent se rencontrer, se critiquer et devenir publiques dans un seul mouvement. La Gazelle est une œuvre collective. Elle n’est pas un produit fini, elle est la somme des individus qui la composent et qui s’entre-pensent. Elle est un processus uniquement manœuvré par des étudiants. Elle est vous. Vous venez vous y voir pour regarder ailleurs. Vous la faites vivre et la vivez en écrivant, tous les mois ; vous vous trouvez aux quatre coins de Paris, à Sciences Po, Henri IV, à La Sorbonne, dans les cafés, dans les esprits et les librairies. Ses huit pages papiers assurent la médiation mensuelle de nos campus dispersés. Ce que nous cherchons, ce n’est pas une posture univoque ; nous ne sommes d’aucun parti ni d’aucun syndicat. Nous cherchons la synthèse, l’argumentation mûre, personnelle, et l’écriture de qualité, nous recherchons l’idée qui se déleste de ses a priori pour se structurer. À contre-courant du média fossilisant, somnolant, lénifiant, La Gazelle refuse de mettre à jour l’actualité et met au jour les idées. À bas les honneurs ! Enterrez l’intellect éthéré ! Posez vos idées, incarnez-les, défendez-les ! La Gazelle est un heureux foutoir. Nous ne sommes pas bêtes comme des journalistes : nous sommes bêtes comme des gazelles.

L’équipe de La Gazelle