Archive | A la Une

La LRA massacre à nouveau

Posted on 15 mars 2013 by Joseph Rabesoa

Ce vendredi 15 mars, la LRA a massacré à la machette 200 habitants de la ville de Rafai, en Centrafrique. Des dizaines d’enfants ont été enlevés, ainsi qu’un reporter américain, membre de l’ONG Invisible children.

Pour prouver à la communauté internationale la mort de Joseph Kony, qui avait été mise en doute et même démentie par le gouvernement Ougandais, sa dépouille, identifiable, a été mise en scène sur une montagne de cadavres. L’Ouganda avait pourtant émis de sérieux doutes sur ce décès, allant jusqu’à prétendre qu’il l’avait capturé la veille.
Décédé à cause du tetanos le 8 mars dernier, Joseph Kony, leader de la LRA a été remplacé par Dominic Ongwen.

Concernant l’otage, la LRA a fait savoir qu’il serait mutilé chaque jour jusqu’à obtention de revendications précises, à savoir la fin de la coopération militaire entre les Etats-Unis et l’Ouganda, et la reconnaissance officielle de l’Ouganda qu’il s’est adonné à une lutte de communication stérile et mensongère concernant la susdite capture.
Une vidéo virale circule d’ores et déjà sur les internets où l’otage se voit privé d’un premier doigt et où il implore son pays de lui venir en aide. Une allocution s’en suit d’un porte parole de la LRA qui annonce: « les échos de sa souffrance résonneront à jamais dans votre mémoire! ». Il semblerait que la LRA veuille innover dans l’horreur en orchestrant régulièrement des apparitions successives de l’otage, chaque jour plus avancé dans sa déchéance.

Dans ce contexte de transition de pouvoir, le nouveau chef Dominic Ongwen est bien décidé, par cette atrocité, à montrer que la LRA continue plus que jamais d’évoluer, même sans son chef et fondateur, et qu’elle est toujours libre dans son théâtre d’action.

L’ampleur de ce charnier, qui n’est pas sans rappeler les 800 morts du célèbre massacre de Noël, survenu en représaille de l’opération Ligthning Thunder en 2008, prouve à quel point les problèmes de violence dans les territoires d’Afrique centrale sont à ce jour brûlants. la LRA en est le symbole, qui, quand les Etats déploient des forces conventionnelles, riposte de manière démesurée. Cette guerre demeure indubitablement assymétrique et aucun moyen n’a été encore trouvé pour venir à bout de cette armée rebelle. Celle ci évolue en forêt tropicale, n’est pas traçable, est dispersée, rapide, en un mot, diabolique.

Crise sanitaire au Soudan: Rapport alarmant du CICR

Posted on 15 mars 2013 by James Waqar

source:medecins-sans-frontières.org 

 

Selon le rapport alarmant publié le 15 mars par le Comité International de la Croix Rouge, il y aurait un début d’épidémie de choléra dans la région d’El-Obeid au Soudan. Le rapport insiste sur la nécessité d’une intervention médicale immédiate. Jusqu’à présent, le gouvernement soudanais avait interdit  au Mouvement du Croissant-Rouge soudanais (appellation du CICR dans les pays musulmans), d’intervenir dans cette région détenue par les rebelles janjawids jusqu’à l’opération « Gobe-Mouche » du 19 février 201 Désormais, le CICR annonce dans son rapport son intention d’intervenir afin de « limiter tout risque d’expansion de l’épidémie« . Pour cela, des mesures préventives seront mises en place: « le renforcement du système de surveillance et de notification, la standardisation de la prise en charge des cas, la promotion de l’éducation sanitaire et de l’hygiène, la chloration de l’approvisionnement public en eau, le développement de nouveaux systèmes de distribution et d’accès à l’eau« , précise le rapport.

La crise humanitaire est donc doublée par une crise sanitaire qui nécessite une intervention immédiate du CICR avec une coopération du gouvernement soudanais, jusqu’à présent défaillante.

Les janjawids et la Chine complotent!

Posted on 15 mars 2013 by H.D

La coalition entre les Janjawids et la République Populaire de Chine semble se confirmer. En effet, un de nos investigateurs a surpris une entrevue secrète entre les deux acteurs, au Soudan.

De plus, la non réaction de la Chine à un article [ndlr. Alerte Info : Une coalition formée contre Khartoum] montre bien qu’un accord entre les deux protagonistes, pour renverser le pouvoir de Khartoum est fort probable.

[papa-razzi.fr]

Quel rôle pour l’Union africaine ?

Posted on 15 mars 2013 by Claude Askolovitch

 

C’est dans un climat délétère que s’est tenu, le vendredi 8 mars, la dernière Conférence de l’Union africaine. Et pour cause. Alors que l’Organisation semble aujourd’hui paralysée par les tiraillements de pays africains aux intérêts difficilement conciliables, l’intervention militaire au Soudan, orchestrée par la CEDEAO sans consultation préalable de l’UA, est ressentie comme une provocation et une remise en cause de la capacité de l’organisation à résoudre la crise soudanaise.

Il n’est alors pas difficile de comprendre l’agacement des dirigeants de l’organisation, qui, selon eux, n’ont «reconnu la CEDEAO que sous condition qu’elle communique sur la quasi totalité de ses prérogatives», avant de déplorer avoir été «informé par le biais de communiqués publics».

Le summum de l’incompréhension et de la confusion semble avoir été atteint lorsque les dirigeants de l’Union Africaine ont tenté de faire valoir la prédominance de l’organisation dans la décision du recours à la force et du déploiement des Casques Blancs. Pourtant, et comme il se le verront rappeler par les représentants de la CEDEAO, l’ECOMOG, en tant que branche armée de la CEDEAO n’est en aucun cas placée sous l’autorité de l’Union Africaine.

Ainsi, alors que l’Union Africaine demeure l’institution panafricaine de référence, il semblerait que celle-ci peine aujourd’hui à affirmer son leadership face à des organisations régionales plus réactives, et cherchant à affirmer leur indépendance.

La crédibilité de l’organisation et son avenir dépendra alors fortement de sa capacité à interagir sur l’évolution de la situation au Soudan et en République démocratique du Congo. Si une réponse concrète ne devait pas être apportée rapidement, l’Union Africaine semblerait condamnée à demeurer cette entité lointaine, nébuleuse, dont les aspirations et les discours emplis d’humanisme restent bien souvent éloignés de la réalité et du quotidien de chaque Africain.

 

Voici les réponses aux questions que nous avons posées par écrit à Jacques-Omer Lescot, vice président et responsable de la cour de justice de l’UA.

 

Comment analysez vous l’évolution de la situation au Soudan et en R.D.C, et pensez vous qu’une sortie de crise rapide soit envisageable ?

Nous pensons que la situation dans ces deux pays est hautement préoccupante mais nous oeuvrons de toutes nos forces avec l’aide de nos Etats membres et de nos partenaire afin de mettre en place une sortie de crise dans les meilleurs délais.

Pensez vous que l’UA soit toujours en mesure, et dispose des moyens nécessaires afin de peser sur l’évolution de la situation dans ces deux régions?

L’UA est un acteur à part entière au sein de la communauté internationale et maitrise au mieux les outils dont elle dispose, tant diplomatiques que militaires, afin d’atteindre ses objectifs. C’est au travers de médiations, mais aussi d’interposition que l’Union pèse et pèsera sur Kinshasa et sur Khartoum.

L’UA ne se retrouve-t-elle pas immobilisée aujourd’hui par la multitude d’intérêts particuliers qu’elle représente et qu’elle doit concilier ?

Je vous renvoie à l’hymne de l’Union Africaine et à ses valeurs qui sont justement celle de la conciliation des intérêts tout en respectant bien entendu les particularité des différentes entités membres de notre organisation.

La difficulté pour l’UA à concilier ces intérêts et à agir rapidement ne risque-t-elle pas de la positionner comme un acteur de second rôle, à la faveur d’organisations régionales, plus aptes à répondre rapidement aux situations de crise ?

Non. Bien au contraire, les organisations régionales se montrent coopérative désormais et communique avec nous sur tout point qui nous concerne afin d’assurer la cohérence de notre organisation, mais surtout du continent africain tout entier.

L’action de la CEDAO au Soudan, qui s’est faite sans concertation avec l’UA, n’apporte-t-elle pas la preuve que les décisions concrètes, permettant une sortie de crise rapide, sont d’abord prisent au niveau régional ?

Les décisions se prennent à l’échelle du continent dans le cadre institutionnel de l’UA, mais les actions sont prises à différentes échelles. Pour solutionner une crise il est nécessaire à la fois d’agir de façon structurelle et conjoncturelle, deux façons qui correspondent à deux niveaux institutionnels.

Ne craignez vous pas qu’un financement extérieur, tel que celui proposé par la Corée du sud, ne fasse que limiter l’autonomie politique de l’Union Africaine, en l’obligeant notamment à prendre en compte des intérêts extérieurs au continent africain ?

Non, et sur ce point j’en profite pour à nouveau remercier la République de Corée, qui destinait ces fonds à l’origine au développement économique via notamment la Banque Centrale, et qui les attribut aujourd’hui à la résolution de cette crise, tout en nous laissant une grande l’attitude et totale autonomie pour se faire.

Face à une aggravation et un prolongement de la crise, l’Union Africain serait-elle prêt à faire appel à l’aide internationale ?

L’Union Africaine fait déjà appel à l’aide internationale, et l’aide internationale fait également appel à l’Union Africaine. Nous oeuvrons de concert avec l’Organisation des Nations Unies et prenons part au processus d’élaboration des résolutions comme la résolution 002 par exemple à l’initiative de la France, qui nous a d’ailleurs attribué compétence via la Cour de Justice de l’UA pour juger les dirigeants de la LRA.

Propos recueillis par Claude Askolovitch.

Le gouvernement Centrafricain satisfait de sa politique intérieure et extérieure

Posted on 14 mars 2013 by Joseph Rabesoa

Le gouvernement Centrafricain, lors d’un conférence de presse ce mercredi 13 mars, a annoncé être satisfait de sa politique actuelle, tant intérieure qu’extérieure.

Un climat de confiance politique

« Sur le plan interne, l’intégration des SELEKA dans le gouvernement est une très bonne chose, car elle met le pays sur la chemin de la démocratisation. Un climat de confiance s’est désormais installé au sein du pouvoir », a déclaré un des membres du gouvernement.
Le pays, maintenant stabilisé, essaye de devenir un acteur de coopération pour ses voisins, notamment au sein de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Le projet est en bonne voie, puisque la Centrafrique inaugure cette semaine sa première présidence de cette organisation.
Le gouvernement se dit également satisfait de ses rapports avec les pays voisins. La médiation entre la République du Soudan et le groupe rebelle des Janjawids dont ils avaient été chargés est une preuve de confiance pour eux, même si le dialogue a récemment été rompu.
Voulant de la même manière renforcer les relations avec le République Démocratique du Congo, le gouvernement Centrafricain a réaffirmé vouloir s’investir dans le dialogue entre les autorités congolaises et le groupe armé du M23.

La Centrafrique en bonne forme économique
D’un point de vue économique, la Centrafrique a récemment obtenu un accès à la mer, grâce à des accords avec le Cameroun. Cela facilite les échanges commerciaux avec leurs collaborateurs lointains. La Russie a d’ailleurs montré un vif intérêt vis-à-vis des investissements Centrafricains : des partenariats ont été conclus dans le cadre d’exploitation des minerais ; la garantie de la mainmise du gouvernement de Centrafrique sur ses ressources naturelles étant cependant garantie.

Cependant, si le gouvernement Centrafricain se dit aujourd’hui pleinement satisfait de sa politique, une préoccupation ternit ce tableau : le groupe rebelle de la LRA (Armée de Résistance du Seigneur) continue de sévir sur le territoire. La stabilité politique du pays, si elle est épargnée pour le moment, n’est pas à l’abri. Néanmoins le chef du gouvernement se dit confiant car « la coopération de la communauté internationale à ce sujet s’avère fructueuse ».

Paru dans le Courrier Centrafricain, le jeudi 14 mars 2013

Flash: Décès de Joseph Kony

Posted on 13 mars 2013 by H.D

D’après une publication de la LRA, Joseph Kony est décédé à l’âge de 51 ans du tétanos, suite à des blessures profondes à une des deux jambes.

Il fut le chef des rebelles de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) qui opèrent entre l’Ouganda et le Soudan du Sud. Ce groupe armé a pour principal but de renverser le président ougandais Yoweri Museven, et d’installer un système théocratique fondé sur les principes de la Bible et des Dix commandements.

Son groupe est accusé d’enlèvements d’enfants pour en faire des soldats (on estime que 80 % de la LRA est composée d’enfants soldats), les réduire en esclavage (souvent sexuel pour les jeunes filles) ; mais aussi de nombreux massacres de civils, d’exactions et de nombreuses destructions et pillages.

Joseph Kony est visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, délivré en 2005.

[Le Flash Gazelle]

Insolite : le sceau présidentiel des Etats-Unis fabriqué à Saint Etienne ?

Posted on 13 mars 2013 by Joseph Rabesoa

Une erreur s’est glissée dans le traité bilatéral entre la République du Soudan et les Etats-Unis (signé le 4 mars dernier) : le sceau présent à côté de la signature du président Barack Obama affiche « Saint Etienne » (ville de France).
Certainement une inattention de la part des autorités américaines…

Paru sur trouverlerreur.com, le 12 mars 2013

Des révélations exclusives de l’assassin du président Soudanais sèment le désordre

Posted on 13 mars 2013 by Joseph Rabesoa

Le présumé assassin du président Omar el-Bechir, mort le 26 février dernier lors de l’inauguration du Pont de la Liberté à Kosti, passe aux aveux.
Le témoignage qu’il fait contredit toutes les déclarations du gouvernement soudanais sur cet évènement. En effet, pas plus tard qu’hier, les autorités ont publié un communiqué sur les récentes découvertes concernant le meurtrier du président. Ses armes, ses habits, et les plans de l’assassinat retrouvés laissaient penser que l’action avait été menée par le groupe islamiste Al-Shabbab.
Cependant, cette vidéo met un chaos total dans cet affaire. L’homme qui témoigne, et qui affirme être le meurtrier, est catégorique : il aurait été chargé par les autorités soudanaises de tuer son propre président.
Des déclarations officielles du gouvernement soudanais sont attendues rapidement sur ces aveux. Elles nous informerons peut-être sur la véracité des informations fournies dans cette vidéo

La LRA massacre à nouveau

Ce vendredi 15 mars, la LRA a massacré à la machette 200 habitants de la ville de Rafai, en Centrafrique. Des dizaines d’enfants ont été enlevés, ainsi qu’un reporter américain, membre de l’ONG Invisible children.

Crise sanitaire au Soudan: Rapport alarmant du CICR

elon le rapport alarmant publié le 15 mars par le Comité International de la Croix Rouge, il y aurait un début d’épidémie de choléra dans la région d’El-Obeid au Soudan. Le rapport insiste sur la nécessité d’une intervention médicale immédiate. Jusqu’à présent, le gouvernement soudanais avait interdit  au Mouvement du Croissant-Rouge soudanais (appellation du CICR dans les pays musulmans), d’intervenir dans cette région détenue par les rebelles janjawids jusqu’à l’opération « Gobe-Mouche » du 19 février 201 Désormais, le CICR annonce dans son rapport son intention d’intervenir afin de [...]

Les janjawids et la Chine complotent!

La coalition entre les Janjawids et la République Populaire de Chine semble se confirmer. En effet, un de nos investigateurs a surpris une entrevue secrète entre les deux acteurs, au Soudan.

Quel rôle pour l’Union africaine ?

C’est dans un climat délétère que s’est tenu, le vendredi 8 mars, la dernière Conférence de l’Union africaine. Et pour cause. Alors que l’Organisation semble aujourd’hui paralysée par les tiraillements de pays africains aux intérêts difficilement conciliables, l’intervention militaire au Soudan, orchestrée par la CEDEAO sans consultation préalable de l’UA, est ressentie comme une provocation et une remise en cause de la capacité de l’organisation à résoudre la crise soudanaise